Maman Coquillette et ses nouilleries

01 mars 2013

"DARC'S DAY"

J'aimais son glamour punk, sa voix déchirée de révoltes sourdes... sa fragilité féroce... ses textes tourmentés et poétiques... sa douce noirceur... Depuis Taxi Girl, j'étais addict...

Encore un ange noir qui s'en va... 

DA1

 

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28 février 2013

40 !

On dirait que je reviendrais comme si de rien n'était....

40 2

 

... 40 piges et même pas peur non plus ! 

L'âge des "encore possibles"... attention j'arriiiiiiive !

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02 novembre 2011

RELOOKING...


Le Viking m'appelle "Forrest"...("la vie, c'est comme une boîte de chocolats...")

N'empêche, j'arrive presque à courir avec ma chaise à roulettes !!

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31 octobre 2011

BOOOOOUUUUUUUHOOOOUUUUU

Cette année y'a que mes pieds qui se déguisent pour Halloween....

HALLOWEEN

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01 octobre 2011

CAUCHEMAR DE LA TOUSSAINT...

Enigme : cette nuit, j'ai rêvé que mes 95, non 90, enfin... mes nombreuses paires de chaussures, devaient partir au cimetierre des groles... un endroit qui me fait très très peur... j'aime pas du tout imaginer le tombeau de tout mes trésors... !

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Mais pourquoi donc me direz-vous ???

Réponse.... bientôt !!

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03 juin 2011

RIEN QUE POUR CETTE SCENE...

Bien sûr il y a l'habitude, la problématique du quotidien, un peu de lassitude et de faux semblants... les enfants, le boulot, les factures... et puis les potes, la famille, la vie des autres... les jours qui passent, le temps qui file... des fous rires, des transparences, des non dits... quelques chamailleries et quelques disputes... patience et impatience... des attentes et des soupirs... peut-être quelques mensonges... un sentiment de tromperie parfois...
Et ce moment suspendu... qui arrive sans crier gare... Le regard qui s'appuie sur un détail. Au départ, presque par inadvertance puis qui s'attarde, qui focalise, qui zoome.
La courbe de sa nuque...
Le grain de sa peau...
Une mèche rebelle...
La délicatesse de son poignet...
Le geste gracieux, si graciueux !
Une cigarette inclinée qui se consume...
Ses doigts qu'on aimerait sentir ici... oui, juste ici...
Sa tête qui se tourne...
Un visage étonné... suivi d'un grand sourire...
Le chuchotement d'un "ça va ?"
Comme une phrase quasi muette...
Qui chavire...
Qui immobilise l'instant...
Coup de coeur, corps en émoi...
Ce sentiment amoureux qu'on croit avoir oublié mais qui revient toujours...
Qui rappelle l'attachement, le pouvoir de séduction, l'attraction quasi incontrolâble...
L'amour qui désarme...

Rien que pour cette scène...
Cette fulgurance...
                                  "Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants" de et avec Yvan Attal
                                                                                              et sa si touchante compagne


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20 mai 2011

LE TEMPS QUI PASSE...

Le cumul des kilomètres,

Les cheveux qu’on raccourcit,

Un peu de relooking…

Les papiers à classer,

La motivation pro qui s’étiole…

Le nombre de films visionnés,

Et tous ces livres lus aussi…

Quelques concerts…  de prochaines sorties...

Les litres de thé …

Les paniers de légumes et les kilos perdus…

De la cuisine parfois,

Du jardinage un peu…

La fin des fraises, les premières framboises à cueillir,

Les arbres en avance,

Le rhume des foins…

Beaucoup de trucs à jeter,

Du rangement encore et toujours…

Des cartons… ici et là…

La recherche de l’efficacité,

Pas très concluant à ce jour…

Des projets de créa : un atelier, de la couture, un peu de broderie… du crochet peut-être…

Des « yakafocon qui reviennent…

Les copines, les copines, les copines….

Si essentielles, si importantes, si précieuses…

L’amour qui évolue : les disputes, les retrouvailles, les séparations… c’est la vie !

Les couples cultes, les résistants, les fragiles, les endormis, les fusionnels,

Certains modèles…

Et parfois de tristes constatations !

Quelques anniversaires… des repas dominicaux…

Des fêtes, des rires…

Cette bande qui m’est chère !

Des enfants qui changent, qui grandissent, qui s’interrogent, qui progressent…

Des drames entendus, vécus de loin, des peurs…

Nos anciens qui vieillissent… des noces d’or…  et des souvenirs anciens.

Des deuils à faire…

Moins de blabla, plus de profondeur…

Beaucoup d’écoute et d’échanges, la recherche d’une épaule souvent,

La  tête qui bouillonne, qui fatigue, qui résiste, qui sature…

Des pertes : des lunettes, des pseudos copines, des illusions…

Mais rien de grave.

Des conflits : parents/ados souvent, à la TV, intérieurs surtout…

Des questions… beaucoup trop…

Des solutions… pas assez…

Mon viking... mes enfants... ma famille... mes amis...

Mon petit monde rien qu'à moi...

 

 

Mes rêves de côté. Les deux pieds dans la réalité.

Le temps qui passe très (trop) vite….

La vie en vrai, pleine de petits riens qui font un tout…

Je reviens.. je ne suis pas loin...

 

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28 février 2011

DEJA ?

naissance

Coquillette arrivait (un peu trop vite..) comme un p'tit poisson dans un bocal...

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14 février 2011

LOVE ETC.

Oui je sais… fête mercantile… blablabla… pas obligés justement ce jour là… blablabla…

Oui, c’est juste… tous ces petits cœurs partout… blablabla… c’est d’un gnangnan… blablabla…

Oui mais bon… tous les jours et même ce jour là, je lui dis :

je_t__aime

C’est pas obligé, c’est pas automatique mais je le répète, je le susurre je le martèle, je le chuchote… à la volée ou tout doucement, l’air de rien ou de manière très équivoque… une façon comme une autre de donner raison à Cocteau : « Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour… »

Alors oui, aujourd’hui AUSSI on trouve un prétexte pour donner du « plus, plus, plus » au quotidien… sans chichi, sans tralala, mais quand même : un petit geste, un soupçon de poudre aux yeux, du temps en amoureux et voilà… (vive Pic*rd quand même quand on n’a pas le temps de mitonner de bons p’tits plats !)

Mention spéciale au Viking qui apporte une rose au repère du midi en amoureux… ça fait son p’tit effet quand même…

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01 février 2011

HA TIENS....

Ca y est... on est en février... ç'en est fini des "bonne année", "meilleurs voeux", "la santé surtout"...

(tu parles, j'ai pris un abonnement chez le toubib !)

...

Ca soulage d'un poids hein ???

Non... ????

Pas chez vous ???

Ha bon...

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18 janvier 2011

J'VEUX DU CUIR...

Marinou (du haut de ses 5 ans, main sur la hanche et l'air du mecton sûr de lui) : Maman... pourquoi tu portes un pantalon de motard alors que t'as pas de moto ?

Coquillette (qui essaie de se relooker) : Ce n'est pas un pantalon de motard mon coeur, c'est un pantalon de rockeuse !!

Marinou (un poil hautain) : Pfff... t'as pas de guitare non plus !!!

Ouais bon d'accord mais suis incollable sur PJ Harvey !!

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01 janvier 2011

1 + 1 = 11

11 ans de bague au doigt mais pas de corde au cou...
11 ans de partage, de complicité, de dialogue, de soutien...
11 ans passés comme un rien, c'était encore hier...
Un mariage comme une bouteille d'espoir à la mer... comme une petite insoumission... comme une envie de s'en sortir...
Dans le chaos d'une tempête dévastatrice... juste entre deux témoins... dans une petite robe si cheap mais avec un joli bouquet et autant de paillettes dans les cheveux que dans les yeux...
11 ans déjà et le souvenir intact de ces émotions là...
Mon homme si grand, moi si petite... lui si fort, moi si  fragile...
11 ans après, j'ai acquis de sa force, lui de ma sensibilité... j'ai muri, lui s'est stabilisé... compatibles on a su le rester.
C'est une question de peau, d'envie et d'écoute de soi et de l'autre... une façon de respecter l'autre, son libre arbitre, ses bons côtés comme ses foutus défauts.
Et parce que les noces de corail nous rappellent combien l'amour est aussi beau que fragile... je nous souhaite de continuer à profiter l'un de l'autre, d'entretenir ces fondations solides qui nous ont sauvé du pire autrefois, de nourrir les flammes de nos sentiments au quotidien et pas seulement de temps en temps... de toujours savoir dire et expliquer, quitte à répéter, de voler du temps au train-train pour un moment à deux, de garder notre intégrité même dans le conflit (et d'exprimer nos désaccords justement !), de rester attentif à soi tout en voulant plaire à l'autre, de témoigner toujours son amour par un sourire, une attention, un geste tendre, un mot doux, une parole rassurante...
De rester tels que nous sommes en ayant la volonté  de faire de son mieux, d'aller plus haut si possible mais surtout de garder le cap en un duo complémentaire et amoureux.

Intense, douce, torride, sereine et passionnante année 2011 mon amour...

Et belle et heureuse année à tous... qu'elle commence aussi joliment que la nôtre...

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24 décembre 2010

UN CONTE DE NOEL #3

Dimanche. Blues de fin de journée
J’aime pas Noël. Tout ce cirque imposé. Le clinquant. Le trop plein de bouffe. Le gavage des oies. Le renne au nez rouge. Les cadeaux à la va-vite. Les sourires faux cul. Et les guirlandes, c’est immonde ! Suis pas mal lunée. Enfin si. Presque. J’aime pas Noël, un point c’est tout.

Lundi matin. 7h13. Mauvaise nuit
Mais pourquoi j’ai dit oui à ma sœur ? A force de frotter tout en m’engueulant,  je m’en suis écorchée des gencives ! Je ne me brosserai plus les dents en phase d’énervement. Qu’est-ce qui lui a pris aussi de m’appeler à 7 heures et demi ? Me cueillir au saut du lit, c’est bas… très bas… ça ne m’étonne pas de la part de ma sœur. Bree, à côté, c’est une petite joueuse.

10h02. Café
Vlan ! Expresso brûlant = bout de langue insensible pour un mois et  vilaine tâche sur mon écharpe en alpaga. C’est pas ma journée. Envie d’aller me coucher… si seulement je n'devais pas finir le dossier Moulinier ! Il m’agace lui aussi… trois fois que je lui redessine sa salle de bain. C’est sûr, une fois la salle de bain posée, je le noies dedans.

12h47. Pause déjeuner
Texto de la traîtresse… je dois amener champagne ET dessert, avec un « n’oublie pas » en majuscules… ce qu’elle est vexante !! Et puis quoi encore ? Des cadeaux pour ses nains ? Et pour son troll de mari ? Je sais, je vais ramener les chocolats du boulot… sont immondes. Et puis, je dois bien avoir un vieux DVD qui traîne. Genre Blair Witch… Par contre je vais me faire plaisir sur le dessert… vu que le foie gras et la dinde farcie, peu pour moi, merci !

14h03 Digestion difficile
Fallait que ça arrive. Ma mère vient d’apprendre que je passe Noël chez sa fille aînée. Elle m’en veut. Forcément, j’avais dit non à elle !! Trémolos dans la voix, elle réclame une explication. M’en sort à peine en marmonnant : « le boulot  jusqu’à 19h »( j’ai ma ½ journée), « moins de kilomètres » (juste 10…), « les risques de neige » (il fait 12° !), « un début d’angine » (raclement de gorge), « ma copine madou au bord du suicide » (si elle l’apprend, c’est moi qu’on enterre..). Bref, suis pas crédible…  j’entends mon père qui commente « laisse là donc cette sauvage… »… bah quoi, les chiens font pas des chats, monsieur le misanthrope !

19h36. C’est l’heure de la soupe !
Enfin chez moi ! Nouilles chinoise et litchies. Je suis plus là pour personne. Même pas au téléphone. C’est Lili à la télé. Sur mon paillasson, un petit paquet. Et s’il était piégé ? J’ouvrirai demain. Je préfère mourir reposée, avec un joli teint.

Mardi matin. 7h54. A la bourre.
Pas le temps pour le brushing. J’enfile un bonnet. Pas de rendez-vous donc pas de tenue correcte exigée. Gros godillots. Pull à trous. Bon Ok, je fais quand même un effort. Collants opaques et divin petit short en jean… celui qui fait plier le patron. Je crois que je vais lui demander une augmentation.

11h. Déception
Pas de bol. Patron cloué au lit par une bonne gastro… de mauvais poil. Nous confie la boîte à moi et à Sofia… suis étonnée… d’habitude, c’est l’une OU l’autre… Sofia semble décomposée… bah oui, moi, j’ai pas besoin de coucher pour avoir des responsabilités.

13h. Burp
Sofia est devenue toute verte après sa salade de fettucine. Encore plus quand je lui proposé la moitié de mon macaron.

13h23. Bonne nouvelle
Elle prend son sac. Enfile son manteau et annonce qu’elle rentre… c’est sûr, faut qu’elle arrête les gâteries… je dis rien mais suis ravie ! A moi la liberté : je vais facebouker tout l’après midi !

18h. Galère
Monsieur le "grand archi vomito" exige que le dossier Moulinier soit faxé illico presto… comment lui dire qu’il est pas terminé ?  Je sais, j’ai qu’à dire que le fax a planté.

18h10. Pas de bol
« Les mails, ça existe » réplique le boss. Merde.

18h20. Panique
Commencer l’année en étant en chômage, ça craint…

18h32. Héhéhé
J’ai envoyé un doc verrouillé… je file avant qu’il rappelle mais j’emporte mon dossier. Suis pas couchée. Pffff...

19h05. Surprise
Un deuxième colis sur mon paillasson… je le pousse dans l’entrée avec le bout de mon pied… sauf si c’est de l’anthrax, je ne crains apparemment rien.

19h08. Grosse fatigue
10 messages sur le répondeur. Finalement, suis pas là. J’écouterai demain. J’ai faim.

19h12. Boulimie
Je finis les restes : chou fleur béchamel, champignons à la grecque, compote fraise banane, kinder bueno (1) et granola (3). Allez en pyj’ et au boulot !

22h. Dossier plié !
Suis hyper fière de moi ! J’ai revu tous mes croquis et cette fois, le père Moulinier ne va pas en revenir. C’est mon cadeau de fin d’année. Accordez moi la médaille de la petite architecte dévouée.

22h02. Bug
Put… est ce que j’ai bien enregistré ?

22h03. Ouf
Hop. En secours sur ma clé USB

22h20. Après la douche
Mais y’a rien à la télé… bon, c’est quoi ces paquets ?

22h30. Perplexité
Des truffes au chocolat. Du champagne. Pas de carte. Pas de signature. Ca vient de qui ? Vrai manque de confiance de la part de ma sœur ? Faut qu’elle arrête de me prendre pour une quiche !! Du coup, est ce que je peux me permettre de goûter ?

22h36. Trop tard
Allez 3 chocolats, ça se verra pas !

22h40. Aïe
Mal au ventre. Dodo

Mercredi. Dans la nuit
Oh noooon… suis malade à crever. Je maudis mon patron, je maudis Sofia.

6h37. Bip bip bip
Penser à massacrer mon réveil dès que je serai moins atteinte.

6h42. Javel
Penser à récurer entièrement  les toilettes dès que je tiendrai sur mes jambes.

8h07. Répondeur
Le boss hurle : « t’es où ? blablabla… dossier moulinier… urgent… coup de pied au c… blablabla… »
Je fais la morte.

8h20. Clic
Je me traîne jusqu’au PC. Envoie le dossier à mon dictateur de patron et explique par mail combien je suis à l’agonie. Appuie bien sur le corde sensible pour qu’il culpabilise un peu… après tout, c’est à cause de lui que je suis au fond de mon lit.

8h28. Re répondeur
Voix radoucie. Compliments. Remerciements. Et vacances imposées (aux frais de la boîte). Joyeux noël en avance… pour un peu je vais croire au bonhomme en rouge.

10h16. Dring
Qui ose me réveiller ? Je suis malaaaaaade ! Le temps d’arriver à la porte, plus personne… mais un nouveau petit paquet. Personne dans le couloir…???????

10h18. Gâtée
Un panier garni. Pas possible que ce soit la frangine, le matin elle brique sa cuisine et ses enfants. Mais qui m’envoie tout ça ?

10h21.Dodo
Ron pich….

19h34. Quoi ?
J’ai vraiment dormi tout ce temps là ? Pas grave, j’y retourne… au moins, j’aurai une bonne excuse pour annuler le réveillon.

1h48. Insomnie
C’est malin. J’ai plus sommeil. Mon ventre gargouille à qui mieux mieux mais l’idée d’avaler un truc  me fait frémir. Courageuse, je fais quand même mes courses sur shop.com. Livraison après demain matin chez la frangine d’une Veuve Clicquot, d’un St Honoré, d’un bouquet de roses jaunes, d’un coffret DVD Pixar et de deux  trottinettes (elle va hurler !), d’un agenda en cuir et d’une parure de stylos. Tout le monde aura son lot. Pour une fois, on ne pourra rien me reprocher : même si je ne viens pas, rien ne manquera !

6h48. Envie de fraise
Ou de mangue. Ou de framboise. Dans le congélo, un reste de glace aux fruits rouges : ça fera l’affaire.

7h06. Bah non
Finalement, ça ne passe pas plus… faudrait peut être que j’appelle le toubib.

8h00. Sieste
Trop dure la vie. Je me couche.

8h48. Hein ?
Le portable vibre sous l’oreiller. Quoi ? Mister Moulinier, fort satisfait, me remercie et m’espère un prompt rétablissement. Propose un rendez-vous le 3 au matin. Me souhaite de bonnes fêtes de fin d’année. Précise qu’il me fait livrer un panier de fruits confits. Arrrrgh… tous ces cadeaux, c’était donc lui ? Comment sais-t'il où je vis ? M’a-t-il suivie ? Suis mortifiée. En plus, je le croyais marié.

9h10. Tout va bien ?
Le boss vient aux nouvelles. Précise qu’il a réceptionné le colis. Une belle corbeille de fruits secs ! ouf… je ne suis pas victime d’un client psychopathe. Les cours de self défense attendront.

9h17. Je guéris quand ?
Tiorfan. Smecta. Eau de riz. Carottes. Compote.

10h18. Illusion sonore
Sous la douche. J’ai bien cru entendre sonner, non ?

10h26. Bingo !
Encore loupé !!! Toujours sur le paillasson ; un petit paquet : des allumettes, des bougies, un chemin de table… aucune carte...mais c’est quoi ce délire ? C’est décidé, je dois savoir qui c’est…

18h42. Mystère
J’ai passé 200 coups de fils, envoyé 300 mails, twitté et facebouké… personne ne m’a rien envoyé ! En revanche, je suis invitée 28 fois au réveillon du 31… j’ai 3 relances d’ex en manque, 6 restos et 2 cinés de prévus en janvier. Plus deux week-end de pris dont un au ski… qui prétend que la vie de célibataire, ce n’est pas trépidant ? N’empêche, je sais toujours pas qui se cache sur mon paillasson !

19h30. Gavage
Bouillon de poule. Bouillon de poule. Bouillon de poule.

20h38. Explication de texte
Ma sœur est folle. Elle s’est mis dans l’idée de me maquer avec le fils de ses voisins. Qu’elle a invité demain soir ! Forcément, je lui ai dit pas question. En plus, gastro oblige, j’ai précisé que je risquais de ne pas venir… ça l’a rendu complètement hystérique ! Même ma super livraison de demain ne l’a pas calmée… je me suis fait incendiée mais j’ai répliqué… de vraies chiffonnières !! Match nul. Moi, la célibataire immature et instable. Elle la bourgeoise trop lisse et coincée. J’ai raccroché en lui disant « joyeux Noël et à l’année prochaine » !

20h55. Rapporteuse
Evidemment, elle est allée se plaindre… comme lorsque je lui boulottais ses  nounours à la guimauve. Ma mère a rappelé. Re explications. Inquiétude de ma mère (même pas à cause de la gastro !): « tu ne te rends pas compte… bientôt 30 ans (encore deux ans et demi  quand même !) et pas de mari (et alors ?) et pas d’enfants (sûrement pas !!). Une mauvaise rupture (bon Ok mais c’est loin maintenant)… heureusement, un bon travail (et l’achat d’un appart’ !)… qu’est ce que tu vas devenir (quoiiii !!!???)… ». J’explose : c’est ma vie, ma destinée, mon chemin et je les em…. Euh non, je me retiens… explique que tout va bien hormis le vilain virus qui m’a clouée au lit…  que j’ai rencontré quelqu’un (oh la menteuse !) et que je suis de plus en plus posée (faut pas qu’elle tombe sur mon agenda..). Forcément, elle demande à ce que je présente l’heureux élu et essaie d’en savoir plus. Je coupe court en prétextant l’arrivée d’une copine.

21h03. Insistance
Maman encore. Toute guillerette. Prévoit un repas de fêtes le 25 midi. Je n’ai pas le choix. Je peux même venir accompagnée (bah voyons). De guerre lasse, je dis oui. Comme je suis faible. J’appelle ma pote Madou pour me faire plaindre.

4h de matin. Le plan infernal
Après 2 heures passées au téléphone, je suis au top pour découvrir qui est mon mystérieux bienfaiteur… Madou est persuadée que c’est mon boss… n’importe quoi… comme si sa femme et sa (ses) maitresse(s) ne lui suffisaient pas…  j’ai beau chercher de mon côté, je ne trouve pas… quoique le garagiste m’a regardé d’un drôle d’air le mois dernier(remarque, c’est peut être parce que je disais que ma voiture sentait le pipi de chat alors que j’en ai pas.. de chat). Du coup. Je vais passer ma matinée sur le pallier. En espérant qu’un colis sera de nouveau livré !!

9h53. Aïe mon cou !
Dormir au pied de sa porte, c’est vraiment pas confortable ! Suis toute courbaturée !

10h02. Retour au calme
Téléphone. Ma sœur tout miel qui me remercie de la livraison. S’extasie des fleurs. Des cadeaux : « fallait pas ! ». Espère me voir ce soir, si mon état le permet… sinon demain chez les parents. Je réponds vaguement la voix un peu pâteuse quand soudain j’entends que ça bouge dans le couloir. Je me précipite et ouvre la porte à toute volée, le combiné encore collé à l’oreille. Face à moi : le facteur.

10h02 et 30 secondes. Stupeur
Je te rappelle que je dis à ma sœur. Je regarde le type en face de moi. C’est d’abord la déception. Je ne vais pas savoir qui me gâte ainsi. Puisque c’est le facteur qui livre les colis (mais pourquoi je n’y avais pas pensé, courge que je suis !!)… sauf que ça tourne à toute vitesse dans ma tête… normalement, les tournées du facteur se font plus tard dans la matinée… vers 13h30 je crois…  et puis les colis, c’est la concierge qui les réceptionne habituellement… c’est la reine du barrage. Donc quoi … est ce quelqu’un de l’immeuble qui a soudoyé le facteur ? Le quadra divorcé d’en face (pas mal..), le boutonneux du dessus (au secours !), l’éternel étudiant du dernier étage (bof, bof) ? Le facteur rougit puis blanchit… il bafouille… « je…euh… tenez »… et s’apprête à faire demi tour. « Hep, pas si vite ! », j’ai l’impression d’avoir le ton d’une maîtresse d’école. « Qui vous donne ça ? ». mon ton est ferme, j’attends mon explication. L’homme me regarde avec un air de chien battu. Ses épaules tombent. Il semble soudain épuisé. Dommage, il est plutôt beau gosse malgré ses yeux de cocker. « Les cadeaux, c’est moi. ». Là, je reste sans voix.

10h10. Falling in love
Ca y est.
Je suis amoureuse.

10h15. Livraison.

Dans le colis : juste un petit mot. « Mademoiselle Louise, je n’ose pas vous aborder tant vous semblez n’avoir besoin de personne pour croquer la vie à pleines dents. Mais s’il vous prend l’envie de partager ce goût du bonheur, je veux bien être là… en toute amitié ou plus si affinités. Signé : un facteur timide et nageur en soirée. »

10h17. Fonte des neiges
Il s’appelle Mathieu. Il a 30 ans. Il est facteur et guitariste. Il nage tous les mardi et jeudi soirs. Comme moi. Il habite l’immeuble d’en face. De ma fenêtre de cuisine, je vois sa chambre. Il essaie de m’approcher depuis au moins 2 mois mais il prétend que je coure tout le temps. Il aime le champagne et le chocolat mais pas le foie gras. Comme moi. Il n’aime pas tellement les Noëls imposés. Toujours comme moi. Par contre, il apprécie le cinéma, les nouilles chinoises et le bouillon de poule. Je pense que nous allons passer une excellente soirée.

Joyeux Noël

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08 novembre 2010

LES AMIS, LES AMOURS, LES EMMERDES...

Cher Guillaume,

Depuis notre rencontre fortuite par une belle journée d’été, j’attendais avec impatience la sortie de ton nouveau film, plus personnel disais-tu. L’énergie et le sérieux que tu déployais suscitaient l’envie d’en savoir plus…

Et bien je n’ai pas été déçue ! Que j’ai aimé pleurer dans tes petits mouchoirs ! Que j’ai aimé ces petites parenthèses d’émotion et de fragilité… des tranches de vie triées sur le volet comme autant de souvenirs que l’on garde au plus profond de nous.

Y aurait-il du Sautet et du Cassavetes en toi ? Voilà un film sans prétention, mais si juste, qui rappelle au plus près ce que l’on a pu vivre un jour ou l’autre… un film qui donne  envie de revoir des amis, de planifier des week-end, de programmer des vacances à plusieurs… même si l’idée qu’on s’en fait est toujours plus belle que la réalité. Car oui, tu pointes bien toutes nos failles, nos travers, notre égoïsme et notre légère hypocrisie vis-à-vis d’autrui, aussi proche soit-il…

Un film qui remémore aussi tout ce que l’on a partagé avant, communautairement… ces liens sacrés qui peuvent s’effilocher au fil du temps… ces moments de franche rigolade ou de grosse engueulade. Ces envies d’à la vie, à la mort… les promesses tenues et celles trahies, les aveux et les mensonges… les amours cruelles, les tromperies, les petites bassesses… les non dits. Et puis la tendresse…  tout ce qui ne se dit pas mais qui se vit autour d’une bonne bouteille, d’une douzaine d’huîtres et d’un rayon de soleil.

J’ai repensé à cette franche camaraderie qu’on développe souvent au temps du lycée et de la fac… ces bons vieux copains qu’on espère garder pour toujours avec qui l’on a refait le monde, l’amour, la vie… tous ces épisodes qu’on se rappelle parfois quand vient le temps d’un week end à la campagne pluvieux, d’une fondue, d’une randonnée… la mémoire s’actualise alors et l’on se demande si l’on vivrait la même chose aujourd’hui ! J’aime à croire que oui… que sous l’effet de l’amitié, on a toujours 20 ans et l’on aime rire toujours autant… mais peut être aussi qu’une amitié plus construite, plus dans la longévité amène son lot de discordances et de mesquineries.

Je n’ai pas la chance d’avoir gardé mes anciens amis… ceux d’il y a 20 ans j’entends…mais ça a réveillé un peu, comme une douce nostalgie, les moments passés en leur compagnie. Les soirées paella, crêpes, pizza, poulet à la russe … les parties de « trivial pour cuites », les sorties vélo, à cheval ou en canoë… les rendez-vous au troquet, au ciné, au resto… et puis les confidences, les coups durs, les séparations, les retrouvailles… les accidents et la mort aussi…

La vie n’épargne personne… le temps fait le reste et la distance aussi. Sont-ils si nombreux celles et ceux qui peuvent se retrouver régulièrement année après année ? Moi, après plusieurs changements de lieux (et j’ai envie de dire « de vie »), je n’ai pas réussi à entretenir les liens d’avant… mais, mais, mais… sache que même aujourd’hui, avec mes amis de maintenant, j’ai  ce plaisir des grandes tablées, des jeux improvisés et des discussions jusqu’au bout de la nuit. Les liens se tendent et se distendent au gré des événements… un rapprochement se crée, quelqu’un d’autre s’éloigne… mais de manière générale, les échanges sont généreux et le rire jamais loin.

Et puis, et puis et puis… j’aime bien cette façon que tu as de réveiller les consciences, de bousculer les certitudes, de mettre à nu, de révéler nos petites lâchetés… de lever les petits mouchoirs comme tu les nommes si bien… faut il un jour en passer par là pour savoir qui l’on est vraiment ? Comme toi, je le pense… la remise en question est un mal nécessaire pour avancer, se dépasser, évoluer positivement… s’arranger avec sa conscience ne va qu’un temps ; il y a toujours un moment où un(e) ami(e) ou un événement pousse à se regarder un peu plus dans le miroir intérieur… moi, en tout cas, je suis en plein dedans… et c’est rassurant de savoir que je ne suis pas la seule à m’introspecter (mon jeu favori…hin, hin, hin…).

J’ai aussi une petite pensée pour tous ces gens du Bassin (ou qui vivent des bords de mer)… ceux qui se battent dans leur quotidien, les deux pieds dans la vase  et les yeux plein de sable. Ton « Jean Louis » est quelqu’un d’incroyable ! Une belle personne… comme toux ceux de ton film en somme. Qu’il te réussit donc de filmer les gens que tu aimes ! Alors bravo Guillaume… bravo pour cette écriture identifiante, bravo à tes comédiens si naturels, bravo pour ce petit électrochoc qui rappelle que la vie c’est maintenant… qu’il est toujours bon de se réunir et de partager des bons moments… comme il est bon aussi de retirer la poussière de dessous le tapis… et de toujours s’interroger sur soi et sur ceux que l’on aime…

My love, une petite virée chez Huguette pour des crevettes à l’anis ? Les Potes, à quand une bonne côte Bazadaise ? Et puis vous, mes amiEs… merci de m’aider à ôter le masque, à vaincre la culpabilité et les doutes… à vivre d’envie au plus près de ma réalité…

Mes petits mouchoirs, je vous les livre comme autant de gages de mon affection et de ma sincérité…

Aaahhh… une dernière chose Guillaume… si tu repasses par le Cap… tu fais signe ? ^-^

mouchoir

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05 novembre 2010

EN COUV'...

... rien ne vaut une bonne couv' pour dire à mots couverts...

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30 octobre 2010

EIGHT...

Intensément souhaité...
Fortement désiré...
Patiemment attendu...
N
é le jour de la Saint Bienvenue...
Mon Petit Prince a bien grandi...
Davantage p'tit mec aujourd'hui...
Plus affirmé, avec des convictions...
Une sensibilité très accrue...
Toujours tendre, souvent attentif...

Une inventivité très présente...
Un don inné pour le dessin...
Des questionnements forts subtils...
Une ouverture sur le monde, beaucoup de curiosité...
Un tempérament vif, voire bouillonnnant...
Jules, du haut de ses 8 ans...

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Bon anniversaire ma pomme d'amour... mon déjà grand, mon beau et intelligent garçon... tout comme avec ceux de ton papa, que j'aime me perdre dans tes yeux !!!

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21 septembre 2010

OUST !

Put… d’envie de jeter le bébé avec l’eau du bain (encore…), de dézinguer le carcan pourtant construit volontairement depuis des années, de renier les ingrat(e)s, d’emplâtrer les injustes, de sanctionner les chauffards, de mépriser les puissants, de fuir le politiquement correct pour une fois. Se révolter ou se museler ? Affronter ou fuir ? Se soumettre ou démissionner ?

Put… d’envie de prendre la poudre d’escampette, de voir ailleurs si j’y suis… envie de faire le point ET de tirer un trait. De répondre à la question du livre lu en ce moment : « à qui ferais -je du mal si j’étais moi-même ? »… ras le bol de me malmener, de tamponner pour les autres, d’absorber comme de la mélasse le stress qui reviendrait à autrui… d’avoir les émotions qui cristallisent sans cesse sur untel ou unetelle, ceux là même qui se posent beaucoup moins de questions que moi sur leur devenir et leur entourage.

Ras le bol d’être la bonne grosse rigolote, poire, tarte, nouille ! Au moment où une amie vit réellement une sale période, au moment où nos échanges sont si sincères et réparateurs, je me rends compte à quel point je peux dépenser de l’énergie et de l’anxiété pour d’autres qui ne le méritent pas !  Après tout qui me demande de me mettre la rate au court bouillon ou de faire grand cas de certaines situations que j’imagine anxiogènes ? Je m’angoisse à la place de…  je prends leurs problèmes à bras le corps, je réagis, je m’insurge, je monte en pression mais en définitive, à quoi et à qui ça sert ? Après coup, pas grand monde comprend dans quels états je peux me mettre et qqs uns finissent par m’en faire le reproche… j’en conclus amèrement : tout ça pour ça…

Alors oui, plus encore aujourd’hui qu’hier, j’ai envie de tout jeter par-dessus bord… le trop plein, les regrets, les remords, mes vaines attitudes de pseudo wonder woman, ma volonté d’arrondir les angles, de faire au mieux pour les autres avant ma bedaine !

Même si la colère est mauvaise conseillère, en pétard je suis ! Contre moi qui n’ait pas su prioriser mes intérêts et qui passe depuis pour le caliméro de service quand j’ai l’audace de me plaindre. En pétard aussi contre celles et ceux qui ont usé et abusé de mes faiblesses de cœur pour m’ignorer une fois le pot vide. Contre celles et ceux qui profitent de mes largesses sans le moindre scrupule et sans le moindre retour. Qui ne cherchent même pas à renvoyer la pareille. Et sans considération aucune.

Rarement je me suis trouvée aussi amère et aussi fermée. Aussi désabusée aussi. Est-ce là le constat d’un fonctionnement qui ne marche plus ? J’ai trop longtemps considéré que mes p’tites crises de déboussolement n’étaient que passagères et qu’il fallait passer outre (genre petite voix intérieure « tu t’écoutes trop ma fille » ou reproche de l’entourage « tu nous soûles  avec tes questions existentielles et tes lamentations… ») pour ignorer cette « petite » crise là… elle me plombe trop celle-là.

Certains tournent des pages, il faut que je m’y mette aussi… mais par où je commence et par quoi ? De franches explications qui peuvent devenir houleuses et culpabilisantes ? Une fuite en avant avec un « qui m’aime me suive » ? Un vrai break permettant un voyage intérieur ? Je ressens comme une urgence vitale à faire le tri et les bons choix… comme le nécessité  absolue de prendre un grand virage afin d’éviter le énième cycle de ratage que je perpétue depuis des années…  toujours les mêmes pauvres constats, toujours les mêmes troubles, toujours les mêmes fausses solutions, toujours les mêmes tristes blablas qui fatiguent tout le monde. Je m’étiole et c’est pas bien.

Aujourd’hui plus que tout j’ai besoin de me sentir vivante et pas un pantin utilisable à merci quand ça arrange… 

Aujourd’hui je découvre à quel point mes amies me sont précieuses, indispensables, essentielles et me soufflent l’énergie que je n’autoproduis plus… je compte plus que tout sur notre complicité, nos échanges, nos confidences et nos fous rires pour dépasser ce mauvais cap et m’encourager dans mes futures pérégrinations.

illustration de la talentueuse Margaux Motin

margaux_motin

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03 septembre 2010

SOUVENIRS D'ECOLIER...

En maternelle, j’avais un petit copain qui s’appelait Laurent. J’ai fait semblant de pleurer à un spectacle de marionnettes pour qu’il me console. Tous les jours nous avions un « temps calme » pour l’on posait les mains à plat sur le pupitre et nous posions ensuite notre front dessus en fermant les yeux. Mon totem ou signe distinctif ressemblait à ça :

TOTEM

Une fois j’ai vomi des betteraves sur le vieux parquet. Une autre fois ma « petit bateau » verte a perdu son élastique et je suis restée toute la récréation à la tenir, complètement tétanisée.  Et puis un jour la directrice m’a offert des gaufrettes au chocolat et j’ai adoré ça. Les pompiers ont fait des simulations d’intervention dans la cour et j’ai eu très peur. J’ai fait tomber un pot de peinture sans faire exprès et je me suis bien fait enguirlander. On portait des blouses (moches). Un après-midi, j’ai glissé une poupée mannequin sous mon pull pour l’emmener à l’école et ma môman m’a pincée… j’avais aussi des cahiers d’écriture où l’on traçait d’abord au crayon à papier avant de tout repasser aux crayons de couleurs. J’aimais déjà beaucoup  dessiner, les livres et les histoires inventées.

En CP, je me suis beaucoup ennuyée. Ma maîtresse, « fraîchement veuve », avait la larme facile et me semblait très gnangnan. J’ai adoré pouvoir lire librement et j’ai commencé à éplucher la Bibliothèque Rose. Mon petit copain s’appelait Mickaël et je lui écrivais des petits mots d’amour que je possède encore comme « M, je t’aimeré toujour meme quan tu sera mor » accompagné d’un joli ruban rouge. J’avais déjà le sens du drame, non ? Je portais un ciré transparent rose avec des clips et je détestais rester toute seule. Sur un cahier du jour, j’ai dessiné au feutre une tête d’âne ( !) que je ne saurai plus du tout reproduire aujourd’hui. J’allais en étude le soir et j’ai découvert les crêpes sous vide que je déteste maintenant.

En CE1 ; mon maître était fantastique… même s’il m’appelait Jeannot lapin pour me taquiner rapport à mes deux nouvelles incisives fraîchement poussées.  « Tuf’ » s’habillait en rocker, amenait son briard en classe et sa guitare électrique. Les tables et chaises n’étaient pas alignées… on travaillait en double niveau avec les CE2 et les ateliers me paraissaient fort ludiques. Travailler, c’était s’amuser. Je me suis fait un bon groupe de copains qui allaient me suivre jusqu’au moins le CM2. On jouait à Big Bisou dans la cour. J’écrivais toujours des p’tits mots d’amour mais j’ai changé d’amoureux. J’ai mangé ma première fondue au chocolat, écouté le Boléro de Ravel qui me poursuit encore, découvert les poèmes. On s’invitait pour les anniversaires et je crois avoir qqs petits cadeaux de l’époque : boite à bijoux musicale, bracelet semainier, bilboquet, yo-yo en bois, livre…

En CE2, j’étais dans la classe de « la femme du directeur ». C’est devenu plus formaté, plus studieux… j’ai appris et copié beaucoup de mots (merci môman, jusqu’à 500 fois le mot « hareng » et « whisky »… oui madame !) mais aujourd’hui je suis fière de mon orthographe (et complètement outragée des fautes des mômes !!). Même si mes cahiers étaient propres, mon casier était bordélique (début de mon mauvais penchant) ce qui m’a valu d’être traitée de « petite souillon » une fois. Grosse honte ! En parlant de honte : lorsque l’instit’ a demandé ce qu’était du chaume, j’ai répondu spontanément : « du fromage ! » rapport à la pub qui passait à ce moment là… éclat de rire de la maîtresse  qui s’est moquée de moi… je lui en ai voulu au moins quelques jours comme lorsqu’elle m’a mise au coin. Mon voisin venait de me mimer le « h » muet  et le « h » aspiré et j’ai eu comme un rire. Mais bien gentille, je lui tout de même offert un cadeau à la fin de l’année : une grosse pomme en canevas brodé par mes soins.

En CM1, c’était très chouette. Trois semaines en classe de neige ! Nous n’étions que 9 élèves de CM1 dans une classe de CM2 et je respectais très fort le directeur, bon prof je suppose, qui de son allure de pater familias m’en imposait. Je travaillais plutôt bien même si je paniquais en « problème » et en « calcul mental »… (c’est encore le cas aujourd’hui).  Au 1er trimestre, j’ai eu 8.96/10 de moyenne ; j’étais donc « première » et fière comme un paon… au second trimestre, à cause d’un 4/10 en « problème », je suis redescendue à la 3e place : grosses, grosses larmes et déconfiture… quoi, je pouvais être faillible ? On avait la chance d’aller à la piscine et à la patinoire régulièrement et on nous a même initié au hockey sur glace ! A la bibliothèque de l’école, j’ai découvert les BD (Quick et Flupk je crois, Boule et Bill, Gaston Lagaffe…) en plus des Alice Parker et autres enquêtes de la Bibliothèque verte. On avait des fiches de lecture que j’adorais faire avec un dessin imposé à la fin… j’ai pris tellement de temps à réaliser un tableau sur Poil de Carotte que ma peinture est restée affichée deux ans ! Je le vois encore … On dû apprendre à se servir de la machine à duplicopier et son odeur  me donnait envie de vomir. Les récrés restent aussi source de très bons souvenirs, tout comme nos repères sur le terrain de basket, le champ d’à côté, le tourniquet… sortir le chien était prétexte à se retrouver dans un univers qui me paraissait protégé.

En CM2 re trois semaines à la neige et passage de la 3e étoile (de justesse !). Je deviens « souricette » pour le maître (le même que l’an passé) grignotant les parts de fromage qu’il m’offre généreusement  au repas de cantine. Que de bons souvenirs encore même si une partie de nos copains étaient déjà partis au collège. Petite performance à la course que j’aimais bien sauf le jour où j’ai oublié mes chaussures de sport lors d’une rencontre inter-écoles : j’ai couru en bottes en caoutchouc prêtées par une copine (à la place de mes tongs !) et j’ai perdu. Découverte fort appréciée de l’écriture et du jeu de saynètes : spectacle de fin d’année avec sketchs des blagues de potache présentées aux parents… en nouvelle Christine Ockrent, j’interviewais « pépé fusillé », héros douteux de la seconde guerre mondiale. Evaluation de fin d’année avec test de notre culture générale : grosse trouille. Ne sachant pas dessiner une « chaîne alimentaire », j’invente une fresque très abstraite avec des ronds et des tubes. A la question « qu’est ce qu’un bocage ? », je réponds « une sorte de bocaux » pensant que ça appartient au même champ lexical… ha, ha, ha… J’aime toujours étudier mais je déteste rentrer toute seule et faire mes devoirs dans une maison vide. L’année passe presque trop vite tant j’ai les chocottes de rentrer au collège.

Un bref résumé d’années scolaires revécues avec un soupçon de douce nostalgie. J’aime ces souvenirs d’enfance pleins de rires et d’amitié… et lorsque la rentrée arrive, je souhaite toujours que mes enfants connaissent ces mêmes bons moments… garder longtemps les mêmes copains, apprécier ses enseignants, apprendre avec plaisir, se découvrir des qualités, vivre l’échec sans rancœur, tester de nouvelles activités, avoir peur mais la dépasser… autant d’évènement qui apprennent la vie en collectivité, les limites et le dépassement de soi, la liberté d’autrui, le partage, la concurrence, le soutien, l’humilité mais aussi la confiance en soi… chaque jour, je m’émeus de cette autonomie qu’ils acquièrent, de leurs rapports souvent sains aux autres enfants, de leur curiosité et de leur ouverture. Mes petits hommes ont l’air très content de leur nouvelle école et de leur prof… et j’apprécie de lire sur la porte de GS : « Apprends-moi à faire seul » (M. Montessori)… c’est bien là le plus beau cadeau qu’on puisse leur offrir non ? Avec bien sûr la valorisation de leurs nouveaux acquis….

Bonne rentrée à tous !

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22 août 2010

COMME CA PASSE...

Ma bouille, mon pirate des caraïbes, mon attentionné, mon cascadeur, mon tendre, mon volontaire, mon sensible, mon frondeur, mon jeanquirit-jeanquichouine, mon tétouilleur, mon généreux, mon partageur, mon équilibriste, mon curieux, mon mister loyal, mon blond surfeur, mon grand petit, mon poisson bébé lune, mon tout direct, mon cyclo-rollo addict, mon « ti’sfeu » sur la langue, mon Marin d’eau douce a… 5 ans !

Aussi doué en paroles qu’en acrobatie, je lui souhaite une année pleine de découvertes et d’aventures

Et je commence à comprendre combien ce petit dernier devient un Grand : un petit homme cash qui sait ce qu’il veut tout en prêtant attention aux autres… un dur (au mal) avec un cœur grand comme ça… une immense fierté pour sa nouille de mère qui bien que complètement croq’ de ses enfants tente de rester objective sur ses drôles, assumant les bons comme les mauvais penchants !

ANNIV_MARIN

Pour finir une enfandise de Marin, fasciné par le feu d’artifice tiré sur les bords de Garonne « commandé pour le soir de son anniversaire » (J’rigole !! Merci "aux balades en Cadillac" !) :

« dis maman, est ce que ça fait mal aux nuages les feux d’artifice ? »

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19 août 2010

CE QU’IL Y A DE BIEN A BARCELONE… (Attention billet totalement futile !)*

Outre l’arcitecture et toutes les œuvres de Gaudi, les p’tites ruelles pleines de charme, les animations de rue, les bars à tapas, la rambla cosmopolite, les curiosités de toutes sortes, l’intérêt de Barcelone c’est …

desigual

                                                                             (OK, quand t’as vu un magasin , tu les as tous vu mais bon…)

mes p'tits achatssac_desigualsac_desigual_2

Purée, comme je regrette de ne pas avoir pris une robe... un manteau!!(aaaargh…)

robe_desigualmanteau_d1manteau_desigual

MON AMOOOOOOOUUUUR (que j'aime pour toute la vie et qui me le rend si bien..), c'est QUAND qu'on y retourne ?
(rien que TOI et MOI)... promis, je ferai pas que les boutiques et le guide touristique !
(et tu pourras m'enivrer de mojitos et de pina colada)

*Billet non subventionné… mais si un chèque cadeau pouvait traîner… j’ai rien contre ^-^

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